Comment Gilles Latulippe et Lise Watier inspirent des moments d’apprentissage!

watier.symphorien.web.Lorsque je travaillais chez Desjardins à Lévis, mon milieu de travail me tenait fort occupé et un peu coupé du monde extérieur. J’ai alors ressenti le besoin de m’impliquer dans ma communauté. À l’automne 2010, en tant que fille de communication, j’ai été interpellé par la création d’un tout nouveau Club Toastmasters à la YWCA de Québec et eu un coup de foudre pour les membres du comité fondateur. Je me suis jointe à ce petit groupe de femmes dynamiques, convaincues et convaincantes.

Depuis, j’alimente mes connaissances et développement mes habiletés à communiquer. Chaque mercredi soir, j’ai ainsi rendez-vous avec un monde à découvrir. Les objectifs sont simples. Les efforts sont investis pour apprendre à parler en public; donner de la crédibilité à votre message; gérer le stress et la nervosité de parler en public; vaincre le trac et la timidité et développer des qualités de leader.

Mais vous me direz qu’est-ce que cela a à avoir avec Gilles Latulippe et Lise Watier ? Et bien voilà ! L’idée derrière ce blogue est de vous démontrer comment, tout en apprenant, on peut aussi partager notre vécu, saluer le départ d’un homme qui nous a marqué et souligner le travail d’une femme qui nous inspire !

Chaque semaine, nos rencontres nous amènent à travailler sur des thèmes et sujets inattendus, choisis pour donner le ton à la soirée. Voici l’exemple du traitement d’un thème abordé en septembre, « les expressions québécoises », dont le défi a été d’utiliser et faire découvrir ses expressions dans un groupe de femmes de diverses origines dont certaines ont choisi de vivre à Québec et méconnaissent ces expressions.

Symphorien, un personnage au verbe inépuisable pour une activité de communication

Les expressions québécoises m’habitent depuis que je suis toute petite. C’est à la télévision que dès l’enfance j’ai pu rire et découvrir de nombreuses expressions par la bouche de grands artistes tels Gilles Latulippe. Que ce soit Symphorien, les Brillants ou Poivre et sel, ou l’Émission les anges du midi, tout en nous racontant des histoires et en nous faisant rire, cet homme portait notre culture populaire.

Il avait des oreilles en portes de grange, mais ben de l’allure en même temps. Malgré qu’il avait de la misère dans son quotidien comme dans sa vie personnelle, il avait surtout du coeur au ventre et la couenne dure : jamais il avait la falle basse. Même quand il avait la broue dans le toupet, il avait de la jasette.

Pour Symphorien, il fallait que le monde s’accorde et fasse leur demande franchement qu’il accouche qu’on baptise. Il était toujours prêt à Aller au batte pour les autres. Même si y’en avait qui ambitionnait su’l’pain bénit la fin de ses aventures était toujours arrangée avec le gars des vues.

Mal pris, il arrêtait de chigner et de tataouiner surtout lorsque son complice Anatole, arsoudait. Quand Anatole s’ouvrait la trappe et mettait Symphorien dans l’embarras, il disparaissait de la carte sinon il fallait qu’il attache sa tuque s’il ne voulait pas que la patronne les attrape par le chignon du cou. Eh oui, même dans cette histoire c’était au plus fort la poche. Mais Symphorien et Anatole se sauvaient au plus sacrant.

Mais avant tout pour Symphorien, il était permis de  Rêver en couleurs. Même quand les amis étaient paquetés, ils réussissaient à faire passer leurs mauvais coups comme du beurre dans la poêle. À la revoyure Symphorien! Merci Gilles Latulippe!

Et oui, les expressions québécoises, y connaissait ça Gilles Latulippe.

 Je lève mon verre et porte un toast à Lise Watier

Enfin, concernant Lise Watier, un Club « TOAST masters », ne peut tenir une rencontre régulière sans lever son verre pour saluer une personne qui mérite notre reconnaissance. En octobre, après une journée bien remplie au colloque Femmessor, une rencontre inattendue m’a surprise : celle de Lise Watier. Terminant la journée par une soirée au sein du Club, j’ai choisi de lever mon verre à cette femme dont le ton et la teneur de son témoignage m’ont aimablement surprise et conquise.

Je me serais attendue qu’elle nous parle de l’importance de la beauté physique et des bienfaits du maquillage et qu’elle nous vante ses produits de beauté; eh bien non, j’ai plutôt découvert une femme assagie par un vécu pas toujours facile qui, simplement et avec générosité, nous a raconté son cheminement en tant que femme d’affaires. Oui, elle nous a parlé de ses bons coups et de ses réussites en affaires, mais cela en mettant de l’avant ses combats, l’énergie requise et les efforts à investir pour nous illustrer. Elle a aussi mis l’accent sur l’importance en tant que femme de miser sur nos qualités, nos émotions et notre intuition pour foncer et démentir, comme elle l’a fait, tous ceux et celles qui doutaient de ses idées et du succès de ses réalisations. Pour ce, j’ai invité les membres du Club à lever leur verre à Lise Watier, la femme d’affaires accomplie et inspirante, un exemple pour nous toutes!

Alors voilà! Je voulais simplement vous présenter à ma manière mon « Club de femmes » comme je l’ai rebaptisé à la maison. Les gars vous n’êtes pas laissés pour compte, car il existe une douzaine de clubs du genre dans la région de Québec et Lévis (ces clubs sont mixtes et les horaires varient). Bien entendu, chaque club a sa culture et son ambiance, à vous de les découvrir et d’apprendre à la fois. Vous pouvez en tout temps tenter l’expérience et participer, pour une rencontre « essaie », à une des rencontres offertes.

Enfin, juste pour donner un peu plus de crédibilité à cette démarche, saviez-vous que ce réseau compte plus de 14 650 clubs, soit plus de 313 000 membres à travers le monde, situés dans plus de 126 pays.

Publié dans Chouenneuse

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